Dorénavant,
la période de recensement aura-t-elle systématiquement
lieu en janvier ?
Oui. Chaque année, la collecte démarrera le troisième
jeudi du mois de janvier pour toutes les communes concernées.
La période de collecte sera de quatre semaines et trois jours
dans les communes de moins de 10.000 habitants, et de cinq semaines
et trois jours dans les communes de 10.000 habitants ou plus.
Je suis maire d’une commune de 138 habitants et
je connais tout le monde. Pourquoi l’INSEE veut-il m’obliger
à protéger des questionnaires qui n’ont rien
de confidentiel ?
D’autant moins confidentiel que tout le monde sait que l’INSEE
passe les informations au fisc !
Je suis désolé mais vous vous trompez lourdement
!
Les personnes recensées sont protégées par
les lois de 1951 sur le secret statistique et de 1978 sur l’informatique
et les libertés, qui imposent la protection absolue de
la confidentialité des informations du recensement. Si
vous violiez ces lois, vous risqueriez de lourdes peines : amende
et emprisonnement !
La même loi de 1951 interdit à l’INSEE de communiquer
à quiconque (administration, entreprise ou personne physique)
les informations individuelles collectées au moment du
recensement. Cette interdiction dure cent ans. Si l’INSEE
s’autorisait à violer la loi, cela se saurait et
la confiance de la population serait perdue pour longtemps.
De quelle façon la dotation forfaitaire de recensement
que nous allons recevoir a-t-elle été calculée
?
La dotation forfaitaire versée par l’Etat aux communes
est calculée sur la base de 1,62 euro par habitant d’un
logement et de 0,98 euro par logement. Ces montants sont portés
respectivement à 1,94 euro et à 1,17 euro dans les
DOM. Dans les communes de 10.000 habitants ou plus, un coefficient
de 8 % (correspondant à la part des personnes enquêtées
chaque année) est appliqué.
Ces montants ont été déterminés à
partir des remboursements versés aux communes à
l’occasion du recensement général de la population
de mars 1999, en ajoutant la hausse des rémunérations
dans la fonction publique, les cotisations sociales et en tenant
compte du nouveau partage des tâches. A population égale,
une commune recevra environ 80% de plus qu’au recensement
de 1999.
La nouvelle dotation de recensement sera loin de couvrir
tous nos frais. Or l’Etat a déclaré que les
communes ne seraient pas plus dédommagées, même
si elles avaient plus de charges à supporter qu’en
1999. Quelle est la position de l’INSEE sur ce sujet ?
Jusqu’ici, l’Etat remboursait les communes sur la
base d’une rémunération par questionnaire.
Ceci supposait une gestion extrêmement lourde et très
coûteuse pour tout le monde. Le système de la dotation
forfaitaire est beaucoup plus clair et plus simple. Même
si, ici ou là, telle commune se plaint du nouveau mode
de calcul, je vous rappelle que les communes réalisant
une enquête de recensement seront dotées globalement,
chaque année, de 17,5 millions d’euros, soit une
augmentation importante par rapport à 1999. Cette augmentation
tient compte de la hausse des rémunérations dans
la fonction publique, des cotisations sociales désormais
payées par les communes et du nouveau partage des tâches.
Je rappelle aussi que le recensement de la population, qui produit
une information extrêmement utile pour tous, a toujours
été effectué à frais partagés
entre les communes et l’Etat.
Finalement, à coût égal pour le contribuable,
et en outre lissé dans le temps, le nouveau recensement
produira des résultats de meilleure qualité. C’est-à-dire
qu’on va gagner en rapport qualité-prix.
Ma commune (15.000 habitants) appartient à un
EPCI. Cette année, nous avons assuré nous-mêmes
les opérations de recensement. Peut-on envisager de transférer
la compétence à l’EPCI l’an prochain
? Ou sommes-nous condamnés à attendre la fin du
cycle complet de recensement, dans quatre ans ?
Les communes composant un EPCI peuvent à tout moment déléguer
à l’EPCI la compétence en matière d’enquête
de recensement, selon les procédures habituelles. C’est-à-dire
que c’est une décision qui se prend à la majorité
des communes composant l’EPCI et qui, une fois prise, s’applique
à toutes ces communes.
Le temps qui nous a été donné, l’an
dernier, pour mettre à jour le RIL a été
beaucoup trop court (d’où, à mon avis, des
conséquences sur la qualité des résultats
du recensement 2004). Est-ce que cela va être la même
chose chaque année ?
Le Répertoire d’immeubles localisés (RIL)
est important, puisque c’est à partir de cette liste
des adresses qu’on tire chaque année l’échantillon
des adresses à enquêter (pour les communes de métropole
de 10.000 habitants ou plus). Il a été constitué
par l’INSEE et il est mis à jour par ses soins, avec
l'aide des communes. Celles-ci sont invitées à l’expertiser
chaque année.
Le lancement de la nouvelle méthode de recensement a demandé
un fort investissement des communes et encore plus de l’INSEE
mais, malgré le délai assez court, le travail réalisé
en 2003 est de bonne qualité. Si bien qu’il n’y
a pas lieu d’être inquiet sur la qualité de
l’enquête de recensement de 2004. A partir de 2004,
le travail d’actualisation annuel du RIL sera beaucoup plus
léger puisqu’il s’agira, pour l’essentiel,
de mettre à jour les nouvelles adresses et de supprimer
celles qui disparaissent.
Aura-t-on bientôt un recensement européen
?
Il n’en est pas question pour l’instant. En revanche,
les pays européens se coordonnent afin de produire des
données comparables - et conformes aux recommandations
internationales - une fois tous les dix ans :
- dans les pays du nord et de l’est, des registres de population
sont complétés par des données de fichiers
administratifs ou par des enquêtes par sondage ;
- dans les pays latins, le recensement se fait selon la méthode
employée en France jusqu'en 1999.
Je pense qu'une petite partie de la population aimerait
utiliser Internet. Est-ce prévu pour bientôt ?
Pour l’instant, ce n’est pas prévu. Certains
pays (l’Espagne, la Suisse) font des expériences
que nous suivrons avec attention. Un problème difficile
est celui des dispositions à prendre pour assurer la parfaite
confidentialité des données.
Pourquoi l’INSEE s’est-il déchargé
sur les communes de l’encadrement des agents recenseurs
? Cela représente pour nous une surcharge de travail non
négligeable.
Lors des précédents recensements, les communes recrutaient
et payaient déjà les agents recenseurs. Le seul
changement, au niveau du partage des charges, réside en
effet dans l’encadrement de ces agents, qui incombe maintenant
aux communes. Il en a été tenu compte pour fixer
le niveau de la dotation forfaitaire de recensement. Cela dit,
dans le passé, beaucoup de communes de grande taille avaient
déjà fait le choix d’encadrer elles-mêmes
les agents recenseurs.
D'après votre brochure, « les questions
posées sont indispensables pour avoir une vue globale et
fiable de la société française dans sa diversité
».
Alors pourquoi omettre, comme d'habitude, les personnes handicapées,
qui sont aussi des citoyens à part entière ? Ce
questionnaire étant remis dans tous les foyers, il pourrait
permettre d'avoir une vue plus précise du pourcentage en
France (certaines personnes n'étant pas forcément
inscrites dans les établissements tels que Cotorep, foyers,
associations, pour y être statistiquement prises en compte).
Vous regrettez que le bulletin individuel de recensement ne comporte
pas de question sur le handicap. En fait, loin de se désintéresser
des personnes handicapées, l'INSEE a mené récemment
plusieurs enquêtes pour mieux connaître les multiples
situations que recouvre le handicap. De nombreuses publications
ont été diffusées, destinées à
l'information des pouvoirs publics comme de l'ensemble des citoyens.
Vous trouverez ces publications sur le site de l'INSEE, www.insee.fr.
A titre d'exemple, la publication INSEE Première n°742
traite de ce thème.
Le recensement, par son caractère généraliste,
et surtout le faible nombre de questions qu'il induit, n'est pas
adapté à la connaissance approfondie de situations
particulières, qui relèvent plutôt d'enquêtes
spécialisées. Conduites par enquêteur, ces
dernières offrent la possibilité de poser de nombreuses
questions et d'approfondir un sujet. En revanche, le recensement
permet de décrire les principales caractéristiques
de la population à tous les niveaux géographiques.
Les deux types d'opérations statistiques sont donc largement
complémentaires.
Fin 2003, plusieurs communes ont fait savoir qu’elles
refusaient d'organiser les opérations de recensement. Cela
s’est-il finalement produit ? Que va-t-il se passer pour
ces communes-là ? Seront-elles sanctionnées ?
Deux communes (sur 8.093 concernées) ont refusé
de faire l’enquête de recensement. Le préfet
de département les a mises en demeure fin janvier 2004.
J’ignore s’il y aura des sanctions mais il est clair
que ces communes se pénalisent elles-mêmes puisqu’elles
abaissent la qualité des informations dont elles disposeront.
Pourquoi la méthode de recensement n’est-elle
pas la même pour toutes les communes ?
L’utilisation nouvelle de la méthode des enquêtes
par échantillon suppose une taille de commune importante,
de même que la disponibilité d’un répertoire
d’immeubles localisés (RIL). C’est pourquoi
cette méthode est réservée aux communes de
10.000 habitants ou plus. Pour les communes de moins de 10.000
habitants, la méthode retenue reste celle du recensement
exhaustif, tous les cinq ans.
Quand allons-nous recevoir les premiers résultats
du recensement effectué cette année (nous sommes
une commune de 27.000 habitants) ? Et quand la nouvelle population
sera-t-elle prise en compte pour le calcul de notre DGF ?
La première population légale annuelle issue du
nouveau recensement sera produite, pour toutes les communes, fin
2008. La DGF en tiendra compte dès le 1er janvier 2009.
Pour les communes de moins de 10.000 habitants (recensées
exhaustivement tous les cinq ans), les résultats statistiques
seront produits dans les 12 à 15 mois suivant l'enquête
de recensement les concernant.
Pour les communes de 10.000 habitants ou plus (qui réalisent
chaque année une enquête de recensement auprès
de 8 % de leurs logements), les premiers résultats statistiques
détaillés annuels de niveau infra-communal seront
produits fin 2008. A partir de 2005, des informations brutes sur
la collecte seront retournées chaque année à
ces communes et des résultats statistiques partiels seront
progressivement élaborés.
Je crois qu’il y a encore peu d’EPCI qui
se sont lancés dans le recensement à la place des
communes. Savez-vous combien exactement, et peut-on en avoir la
liste pour prendre contact avec des collègues ?
Lors de l’enquête de recensement de 2004, quatre EPCI
ont été délégataires.
1- Bourgogne : communauté de communes de la vallée
de l’Ouche (9 communes). Les communes sont Ancey, Barbirey-sur-Ouche,
Fleurey-sur-Ouche, Gissey-sur-Ouche, Lanteney, Malain, Sainte-Marie-sur-Ouche,
Saint-Victor-sur-Ouche et Velars-sur-Ouche.
2- Ile-de-France : EPCI du Val de Bièvre (7 communes du
Val-de-Marne). Les communes sont Arcueil, Cachan, Fresnes, Gentilly,
L'Hay-les-Roses, Le Kremlin-Bicêtre et Villejuif. Elles
totalisent toutes une population supérieure à 10.000
habitants.
3- Pays de la Loire : communauté de communes d’Erdre-et-Gesvres,
qui compte les 12 communes suivantes de Loire-Atlantique : Casson,
Fay-de-Bretagne, Grandchamps-des-Fontaines, Héric, Nort-sur-Erdre,
Notre-Dame-des-Landes, Petit-Mars, Saint-Mars-du-Désert,
Sucé-sur-Erdre, Les Touches, Treillières, Vigneux-de-Bretagne.
Seule la commune de Saint-Mars-du-Désert a été
concernée par l’enquête de recensement en 2004.
4- La Réunion : communauté intercommunale des villes
solidaires (CIVIS). Les communes concernées sont au nombre
de cinq : Cilaos, l’Etang-salé, Petite-Île,
Saint-Louis, Saint-Pierre. Toutes ces communes ont 10.000 habitants
ou plus, à l’exception de Cilaos. Cilaos n'a pas
été enquêtée en 2004.
En fin de compte, qui est responsable du recensement
: l’Etat ou la commune ?
L’Etat reste responsable de l’ensemble du recensement,
via l’INSEE qui organise et contrôle la collecte des
informations. Les communes préparent et réalisent
les enquêtes de recensement. Sur le plan financier, même
si les communes engagent toujours des frais pour la réalisation
du recensement, le financement est apporté pour l'essentiel
par l'Etat. Tout cela s’organise dans le cadre d’une
loi (loi n° 2002-276 du 27 février 2002), complétée
d’un décret en Conseil d’Etat (décret
n° 2003-485 du 5 juin 2003). Ces textes donnent à l’INSEE
et aux communes le cadre juridique pour mener ensemble les enquêtes
de recensement.
Nous sommes une commune de moins de 10.000 habitants.
Nous semblons être programmés pour un recensement
en 2006. Toutefois, notre population est passée de 2.045
habitants en 1999 à 2.200 aujourd'hui. Pouvons-nous prétendre
à un recensement complémentaire, et si oui, comment
?
Jusqu'en 2007, il sera toujours possible pour une commune de demander
un recensement complémentaire. Comme par le passé,
tout recensement complémentaire se déroulera à
l'automne et, si ses résultats sont homologués,
ils prendront effet au 1er janvier suivant.
A partir de fin 2008, les populations légales de toutes
les circonscriptions administratives seront établies annuellement.
De ce fait, les recensements complémentaires deviendront
inutiles et cesseront d’exister.
Je rappelle que, pour être homologués, les résultats
d'un recensement complémentaire doivent démontrer
une augmentation de 15% de la population. En outre, il faut que
les 15% de population supplémentaire n'aient pas déjà
été recensés dans la commune.
Au recensement de 1999, nous approchions des 10.000 habitants,
et nous allons sans doute très vite dépasser ce
seuil. A partir de quand nous faudra-t-il passer au recensement
annuel par sondage ?
Quand une commune franchit dans ce sens le seuil des 10.000 habitants,
elle passe en effet de l'enquête de recensement exhaustive
à l'enquête de recensement par échantillon.
Mais pour éviter les effets de yoyo, il faut que ce franchissement
soit constaté deux ans de suite (grâce à la
publication au Journal officiel, chaque année, de la population
légale actualisée) avant qu’il ne prenne effet.
Quelles sont les modalités de rémunération
des agents enquêteurs ?
Depuis la loi du 27 février 2002, les communes sont entièrement
responsables du niveau et des modalités de rémunération
des agents recenseurs. Elles peuvent s'inspirer des instructions
aux maires qui avaient été diffusées au moment
du recensement général de la population de 1999.
L'expérience de la première enquête du nouveau
recensement semble démontrer que des pratiques très
diversifiées ont été retenues par les communes.
Cela entraîne des difficultés dont certaines associations
de maires sont conscientes. Elles ont donc demandé qu'un
groupe de travail, auquel la direction générale
des Collectivités locales et l'INSEE seraient associés,
soit mis en place afin d'élaborer des recommandations pour
l'avenir.
Nous avons été avertis que le recensement,
chez nous, aurait lieu en 2007. Pourquoi pas avant ? Pourquoi
les communes ne peuvent-elles pas choisir le moment qui leur convient
le mieux ?
Les communes de moins de 10.000 habitants ont été
réparties en cinq groupes d’égale importance,
chaque groupe étant dispersé sur l’ensemble
du territoire français. Cette répartition a été
réalisée en appliquant une méthode statistique
permettant une représentativité optimale de chacun
des groupes au niveau de la région. Il n’était
donc pas possible de donner à chaque commune le choix de
son année de recensement.
A quel moment de l’année 2004 la dotation
forfaitaire de recensement sera-t-elle effectivement versée
par l’Etat ? Devrons-nous faire une avance de trésorerie
à l’Etat chaque année ?
A ce jour, un nombre élevé de communes ayant fait
l'enquête de recensement du début 2004 ont reçu
leur dotation forfaitaire de recensement. La direction générale
de la Comptabilité publique et l’INSEE ont fait le
maximum pour que toutes les communes encaissent la dotation forfaitaire
de recensement avant le 31 mars.
Pourrait-on envisager de confier les enquêtes de
recensement à un prestataire du privé ?
Non. La loi est claire : la responsabilité de l’enquête
de recensement ne peut appartenir qu’à la commune
ou à un établissement public de coopération
intercommunale. Les agents recenseurs doivent être des agents
de la commune ou de l'EPCI, qu'ils soient recrutés spécialement
pour les besoins du recensement ou qu'ils appartiennent déjà
à son personnel.
Je suis maire depuis 2001 et ma secrétaire de
mairie est arrivée l’an dernier (commune de 420 habitants).
Donc nous n’avons aucune expérience du recensement
de 1999. A qui puis-je m’adresser pour nous faire aider
(recensement chez nous en 2005) ?
La direction régionale de l’INSEE compétente
prendra contact avec vous cet automne, en la personne d’un
superviseur qui vous donnera toutes les explications nécessaires.
Avant cela, et à partir du printemps 2004, l’INSEE
vous aura fait parvenir une documentation écrite complète.
Enfin, les acteurs de l’enquête de recensement dans
votre commune seront formés à temps.
Jusqu’à quand la population légale
va-t-elle rester celle du recensement de 1999 ?
La prochaine publication des populations légales interviendra
fin 2008 avec effet au 1er janvier 2009. A partir de cette date,
la nouvelle méthode de recensement permettra une actualisation
annuelle des populations légales.
Pourquoi ne pas avoir indiqué « PACS »
comme réponse possible à la question n°8 concernant
l'état matrimonial légal sur le questionnaire du
recensement de la population 2004 ?
Le pacte civil de solidarité (PACS) n'est pas, en droit,
un état matrimonial. Les seuls états matrimoniaux
sont : célibataire, marié, veuf, divorcé.
Les personnes ayant contracté un PACS répondent
donc « célibataire » , « veuf »
ou « divorcé » à la question n°8
du bulletin individuel du recensement de la population.
À partir de l'enquête de recensement de 2004, une
nouvelle question a été ajoutée : «
Vivez-vous en couple ? », qui sous-entend « indépendamment
de l'état matrimonial ». La réponse par l'affirmative
à cette question permet aux personnes ayant contracté
un PACS de préciser leur situation, mais d'autres personnes
peuvent aussi répondre qu'elles vivent en couple sans être
mariées. Elles peuvent aussi le faire en remplissant l'intérieur
de la feuille de logement (liste A). Il faut savoir que la loi
n'oblige pas les personnes ayant contracté un PACS à
le révéler. C'est pourquoi l'Insee ne pouvait pas
faire figurer dans un questionnaire auquel il est obligatoire
de répondre la question de savoir si la personne recensée
a contracté un PACS.
Nous sommes en communauté de communes et nous
voudrions transférer la compétence du recensement
à la communauté. Mais toutes les communes membres
ne sont pas programmées pour la même année
de recensement (pour notre commune, c’est 2007, pour celle
d’à côté 2005, etc.). Que va-t-il se
passer dans ce cas ?
La délégation de compétence à l’EPCI
en matière d’enquête de recensement ne change
rien au calendrier de réalisation des enquêtes de
recensement. Une année donnée, l’EPCI fera
l’enquête de recensement dans celles des communes
de son territoire dont c’est le tour cette année-là.
Mais l’INSEE produira des statistiques sur l’ensemble
du territoire de l’EPCI, en ramenant toutes les observations
à la même année.
Dans le cas d’un EPCI qui comprend à la
fois des communes de plus et de moins de 10.000 habitants, quelle
méthode de recensement doit-on appliquer (si c’est
trop compliqué, nous ne prendrons pas la compétence)
?
Il n’y a pas de méthode particulière aux EPCI.
Les communes de moins de 10.000 habitants y sont recensées
exhaustivement, une fois tous les cinq ans, selon leur propre
calendrier. Les communes de 10.000 habitants ou plus y font l’objet,
chaque année, d’une enquête de recensement
sur échantillon.
Dans notre cas, la période de recensement est
tombée cette année en partie pendant les vacances
scolaires de février. Pourrait-on faire en sorte que cela
ne se reproduise pas à l’avenir ?
Le recensement général de la population mordait,
quant à lui, sur les vacances de printemps. La nouvelle
période donne davantage de chances de trouver les personnes
chez elles. Par ailleurs, aucune période ne fait l’unanimité.
On pourrait penser aussi à octobre-novembre mais, d’une
part, la préparation tomberait alors pendant les congés
d’été et, d’autre part, les populations
légales publiées en fin d’année ne
pourraient pas tenir compte de l’enquête de recensement
la plus récente.
Les choses ne se sont pas très bien passées
avec la personne de l’INSEE qui est venue superviser le
recensement chez nous ce mois de janvier (en gros, nous n’avons
pas eu beaucoup d’explications ni vraiment d’aide).
Peut-on demander à en changer l’an prochain ?
L'INSEE a déployé près de 600 superviseurs
auprès des 8.091 communes effectivement recensées.
Les superviseurs ont une triple fonction de conseil technique
aux communes, de formation des acteurs communaux de la collecte
(coordonnateur communal et agents recenseurs) et de contrôle
de la collecte des informations. Jusqu’à ce jour,
je n’avais entendu aucune critique de leur action sur le
terrain. Si vous avez été mécontent du comportement
de votre superviseur, il faut en faire rapport au directeur régional
de l’INSEE, qui demandera des explications à l’intéressé(e).
Pourrait-on envisager que la campagne de recensement
soit plus longue l’an prochain ? Ce serait plus facile pour
nous de nous organiser sur un temps plus long (nous recruterions
moins d’agents recenseurs, mais pour deux mois, par exemple).
L’INSEE est tenu par des délais extrêmement
serrés pour l’exploitation des questionnaires collectés.
Il faut donc aller vite. En outre, l’expérience accumulée
depuis des décennies en matière de recensement montre
qu’une collecte rondement menée a toute chance d’être
de bonne qualité. A l’inverse, quand les choses s’éternisent
sur le terrain, les résultats sont plutôt moins bons.
Nos agents recenseurs ont rencontré plus de difficultés
que d’habitude car certaines personnes étaient très
méfiantes. Ce système de recensement non exhaustif
est très difficile à expliquer. L’INSEE a-t-il
prévu d’améliorer la communication grand public
l’an prochain ?
D’une manière générale, la population
a fait bon accueil aux agents recenseurs. En particulier, il n’y
a pas eu de rejet lié à la méthode. Pour
les personnes vivant en France, l’enquête de recensement
entrera peu à peu dans les événements habituels
du début de l’année. La communication grand
public se poursuivra mais c’est avant tout la communication
de proximité qui est efficace pour la bonne compréhension
par la population. L’INSEE va s’efforcer de renforcer
son aide aux communes sur ce point.
Si j’ai bien compris le nouveau système,
il n’y aura plus jamais de recensement exhaustif de la population,
mais uniquement des enquêtes sur échantillon. En
quoi cela peut-il améliorer la qualité des résultats
?
Grâce aux progrès des techniques statistiques, il
est désormais possible de limiter le recensement à
une partie de la population : c’est le principe des échantillons.
Le nouveau recensement permettra d’interroger chaque année
un échantillon de 8,5 millions de personnes. Cette nouvelle
technique permettra également de mieux maîtriser
les problèmes de non-réponse puisque le travail
des agents recenseurs sera concentré, dans les communes
de 10.000 habitants ou plus, sur un petit nombre d'adresses, ce
qui permettra un travail en profondeur.

